Retrouvez l’ensemble des articles sur les radios libres, classés dans l’ordre chronologique, en cliquant sur la rubrique « les radio libres » du menu du blog.
La lecture en sera facilitée.
Le web master.
par EPHEM
AMÉLIORER L’INSTALLATION
Nous sommes désormais en mesure d’émettre. Il sera nécessaire d’élargir la zone couverte surtout en ville basse mais pour l’instant, le plus urgent consiste à « occuper » la fréquence 24 h sur 24.
Les travaux visent à rendre la régie confortable, et compléter le matériel par un magnétophone à bande sur lequel on enregistre un programme musical qui sera diffusé la nuit. Une modeste table de mixage (6 entrées) va recevoir deux tables de lecture pour les vinyles, un micro pour l’animateur et le magnétophone. Le « retour antenne » est assuré par un casque audio relié à un petit récepteur.
L’animateur sera debout devant la table de mixage et comme il se déplacera sans cesse pour chercher un disque dans les bacs, le placer sur une platine de lecture, le présenter… un soin tout particulier est accordé aux meubles supportant ces tables de lecture pour qu’ils ne communiquent pas les vibrations éventuelles ; elles doivent pouvoir fonctionner de façon irréprochable car, c’est à souligner, le vinyle est le seul support existant durant les années 80 : le Compact Disc, le MP3 puis le numérique sortiront bien plus tard !
Bonjour à tout le monde. La Société Havraise de TSF (fondée en 1921 et toujours active) et le Radio-Club d’Étretat mènent actuellement des recherches sur l’histoire (et la préhistoire) de la radio et de la télévision au Havre et dans le Pays de Caux.
L’annuaire Micaux de 1935 précise qu’il existait alors quatre sociétés de « sans-filistes » : outre la SHTSF qui se réunissait à l’Hôtel des Sociétés Savantes, 56 rue Anatole France, la « Radio-Libre du Havre, 78 rue Thiers », le « Radio-Club de Frileuse », 24 rue des Chênes (l’adresse correspond aujourd’hui à l’Ecole Maurice Bouchor), la célèbre « Association Normande des Auditeurs de Radio-Normandie », Hôtel Frascati.
Ces différentes associations, à l’exception notable de la SHTSF, semblent avoir disparu pendant la 2ème Guerre mondiale mais nous n’avons que fort peu d’informations à ce sujet dans nos archives : tout élément de mémoire ou documentaire est donc le bienvenu, en particulier au sujet des personnalités citées dans l’annuaire Micaux.
Téléchargement de la page de l’annuaire ici : Annuaire Micaux PDF
Merci par avance aux contributeurs…
LES RADIOS PIRATES, LEUR NAUFRAGE ET
AUTRES RADIOS PRIVÉES
Notre ami EPHEM se chargeant de nous narrer, par l’intérieur, la naissance des radios FM des années fin 1970 /1980 qui vont à leur tour saper le sacro saint monopole de la radio diffusion, nous revenons à nos crêtes de vagues.
Si les radios anglo-saxonnes sont les plus connues de nos jours, l’idée d’émettre à partir d’un navire a commencé bien avant ; pas quand même au déluge avec Noé, mais aux débuts des années 60′ et la grande bagarre se situe un peu plus au Nord, sur la mer du même nom, car si les septentrionaux ont la réputation d’être réservés et distants, titiller les autorités n’est pas pour leur déplaire et il a fleuri dans ces eaux froides moult expériences d’émissions.
Le Whaddon MkVII (nom officiel) dit aussi Paraset
Notre ami Alain F8UIY nous présente l’appareil qu’il a construit et dont il peut être fier car, dit-il, « je ne suis pas un pro de l’électronique. »
Après plusieurs mois de recherche des pièces, de contacts, de déplacements, d’essais, c’est la récompense : l’appareil fonctionne correctement et alors le stress fait place au bonheur !
Remerciements appuyés en direction de F1BGI, Alain – F6COP, Michel et SWL Jean-Michel pour l’aide apportée (bobinages, réglages …..) dans un esprit OM.
Félicitations à Alain qui a su, grâce à sa motivation et son obstination, mener à son terme cette belle aventure !
Pour info c’est l’un des différents modèles de radios clandestines utilisées par les opérateurs radio de la Résistance parachutés dans les années 40, en France, Belgique, Norvège notamment.
Paraset est un surnom formé à partir des mots anglais parachutist et radio set, en raison de l’utilisation de ce poste par des agents parachutés. Ces opérateurs étaient en contact avec les services du S.O.E. (Special Operation Executive) en Angleterre, au centre de réception de Whaddon Hall.
On appelle ces radios portables du nom générique de « valises radio » du fait qu’elles pouvaient, en raison de leur faible volume notamment, être transportées facilement dans une petite valise lors des pérégrinations des agents en territoire occupé.
D’autres modèles de radios furent plus tard directement construites dans des valises. Le terme anglais pour ce type d’appareil est « spy radio » ou « spy set ».