Une découverte et sa surprenante application…….


UNE RENCONTRE IMPOSSIBLE et pourtant …..

Tout le monde connaît MARCONI, le fabricant de salaisons célèbre pour son pâté, le PATHÉ MARCONI….

Bon soyons sérieux , MARCONI Guglielmo est Italien comme son nom ne le laisse pas sous entendre, et né à Bologne en 1874.

Le Joyeux Papa est gros propriétaire terrien et l’heureuse maman est Irlandaise, petite fille de la famille des Whiskey JAMESON, ça aide pour un départ dans la vie.

Guglielmo ne fut pas un bon élève, mais c’est un esprit curieux qui fait des études moyennes à Bologne. Rien ne l’invitait à entrer dans l’histoire de la TSF.

De l’autre côté, nous avons un quidam au nom simple ; Hawley Harvey CRIPPEN, homéopathe américain du Nord né en 1862 qui résidait et exerçait en Grande-Bretagne. Ce brave homme était marié à une femme excentrique, dictatoriale et folle d’une voix qu’elle n’avait pas.

Vous me direz que rien ne prédispose ces deux personnages à se rencontrer, ils ne l’ont pas fait d’ailleurs, mais l’application d’un perfectionnement d’une découverte de l’un va ,pour le première fois dans l’histoire, provoquer la chute de l’autre, mais reprenons les grandes lignes….

Dans le domaine de la TSF nous avons de grandes étapes dont les deux plus fondamentales furent d’une part l’émission d’étincelles « hautes fréquences » par Hertz et d’autre part Branly, qui, par son cohéreur permettait de recevoir ces étincelles provenant de l’éther et de les mettre dans le bon sens pour être entendues.

Un Anglais, universitaire de surcroît, réunit ces deux inventions les perfectionne, en particulier le cohéreur, pour y accroître sa sélectivité et il effectue des émissions entre les murs de l’Université dans un rayon de quelques dizaines de mètres. En tant qu’universitaire, le brave homme ,non mercantile, déposa très tardivement des brevets issus de ces perfectionnements car, dans un premier temps il pensait correspondre avec les disparus, il a d’ailleurs fait des études très poussées sur le spiritisme.

Il n’en fallait pas plus à Marconi pour récupérer le système, le breveter et améliorer la distance dans sa modeste propriété en Italie avec au fond de la tête l’idée de traverser l’océan Atlantique.

Le problème est que déjà à l’époque il existait un système par câbles sous-marins pour aller vers le nouveau monde et une guerre de systèmes, aérien contre filaire, se profilait à l’horizon.

Juste au passage, Lodge a développé la qualité des récepteurs en améliorant leur sensibilité et leur sélectivité grâce à l’utilisation de circuits oscillants accordés sur une seule fréquence.

Fermer le ban.

Il faut savoir ,et c’est utile pour le reste, que Marconi né avec « une cuillère en argent dans la bouche » a toujours vécu à titre personnel sur un très grand pied, quitte à mettre sa société en péril, même dans les coins les plus reculés du nouveau continent il se faisait installer un petit palace à usage personnel, les techniciens c’est autre chose…

A savoir aussi que beaucoup de manipulateurs près de l’éclateur ont payé de leur santé le manque de précaution de l’ »inventeur », qui s’il n’a fait que perfectionner une découverte a su très tôt créer des sociétés commerciales pour exploiter ses installations, avec moult garanties pour avoir des rentrées juteuses.

Son système restait cher par rapport au filaire aussi s’intéressa-t-il à la Marine pour relier des bâtiments à la Terre et lycée de Versailles ( vice-versa) et là, pas de concurrence.

Dans un premier temps ses essais commencèrent en Angleterre avant de partir pour l’Italie où il prit contact avec la Marine Italienne et réussit des liaisons terre navire sur 18 kms. Ensuite liaison Trans-Manche avant une vers la Corse et enfin la traversée attendue de l’Atlantique entre les Cornouailles à Poldhu et Terre Neuve.

La société Marconi installait le matériel qui restait sa propriété, et son personnel sur les navires.

Gros cloisonnement, à sa demande, entre les sociétés de TSF .Marconi ne relayait pas Téléfunken et réciproquement.

Quoique loué dans l’affaire du Titanic , le rôle de la radio reste floue car si les May Day puis SOS de Phillips ont fait affluer des secours vers le lieu du drame, ce même opérateur a refusé les messages d’autres navires non Marconi qui le mettaient en garde contre les glaçons leur intimant même le silence pour ne pas perturber ses envois de messages du « Grand Monde » à bord vers Cape Race.

Par contre cette radio a permis aux journalistes de New York d’être tenus au courant au moment même du naufrage.

D’ailleurs c’est à la suite de cette catastrophe qu’une refonte mondiale a été faite sur les transmissions sans fil ,surtout navales, symbolisée par un monument à New York me semble-t-il.

Donc nos bateaux sont reliés à la terre jusqu’au States….

Fin de la première partie….

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