Tuyaux et tours de main


Règles de câblage

Par MGA47

Les outils : le fer à souder :

il doit être adapté à la tâche que l’on souhaite entreprendre. Pour travailler sur un montage « à lampes », une puissance de 40 à 60 W est correcte, car les composants sont relativement robustes ; par contre, s’il s’agit d’un montage à base de transistors (vulnérables à la température) , une puissance de 15 à 30 W est suffisante.

La panne doit être propre (utiliser une éponge humide pour la nettoyer régulièrement au cours du câblage) et exempte de crevasse, sinon, ne pas hésiter à la limer.

Eviter d’utiliser un fer à souder à chauffage instantané, réservé en principe pour le dépannage, pour câbler une platine car il faut disposer d’un fer chaud en permanence => mauvais contrôle de la température de la panne, d’où risque de mauvaises soudures, et détérioration des composants.

Dans l’atelier, un « poste à souder » doté d’une éponge, que l’on prendra soin d’humecter avant travaux, sera le bienvenu ;

La soudure :

Utiliser de préférence du fil de soudure d’1 mm de diamètre ; éviter la soudure destinée à la plomberie.

Les soudures doivent avoir un aspect brillant et elles doivent se marier parfaitement aux pièces qu’elles assemblent. Se méfier d’une soudure « en boule », c’est probablement une mauvaise soudure, dûe à des surfaces oxydées ; d’où l’importance de nettoyer consciencieusement ces surfaces avant soudure.

Attention à ne pas respirer les vapeurs d’étain !

Les outils à main:

Il faut disposer d’outils à main dits « d’électronicien »

  • d’une pince à bec long  et d’une pince à bec courbé
  • d’une pince coupante en bout
  • d’une série de tournevis plats et cruciformes (philips)
  • d’une pompe à dessouder (puissante pour les travaux sur châssis à lampes, modérée pour les circuits imprimés)
  • d’un dispositif à bras articulé doté de pinces crocodile et d’une loupe, appelé aussi 3ème main pour toutes utilisations, soudures délicates…

Les composants :

Avant soudure, il faut désoxyder les pattes des composants (particulièrement vrai s’ils sont stockés depuis longtemps),  en les grattant avec la lame d’un cutter ou du papier abrasif, puis les étamer sommairement.

Ils doivent être systématiquement testés avant leur mise en place. Pour estimer si ces composants sont bons, il suffit de prendre en considération la tolérance affichée sur le code des couleurs.

Résistances:  tolérance de leur valeur ohmique => Argent = 10 % , Or = 5%

Prenons pour exemple une résistance de 10 k, dont la précision est de 10 % (argent) ; cette résistance sera bonne si sa valeur lue à l’ohmmètre est comprise entre 9 k et 11 k.ohms.

Autre paramètre à prendre impérativement en compte pour les résistances : la puissance dissipable par effet joule. Si la valeur n’est pas indiquée, il suffit d’appliquer la loi d’ohm en estimant au mieux les caractéristiques nécessaires au bon fonctionnement du montage (I, V) .

Condensateurs :

Précision : procéder de même que pour les résistances. De plus, vérifier la compatibilité entre les caractéristiques nécessaires au bon fonctionnement du montage et la nature des  condensateurs dont on dispose.  Respecter impérativement les tensions de services et les  tensions maximales admissibles.

Diodes et Transistors :

Avant montage, il est recommandé de tester les diodes et transistors à l’ohmmètre, en prenant garde des polarités car le plus souvent elles  sont inversées dans la fonction « ohmmètre » des multimètres.

Fils de câblage :

ils doivent pouvoir résister  à l’intensité des  courants  qui les traverseront. Pour éviter toute surchauffe inutile, utiliser la formule empirique suivante : un maximun de 5 ampères / mm2 de section du fil. Valeur souvent dépassée dans les montages « modernes ».

Règles de base du câblage :

A noter qu’un câblage esthétique et harmonieux incite à mener à bien votre réalisation…

Implantation des éléments principaux :

Si vous ne disposez pas d’un plan de câblage de votre future réalisation, il faut en réaliser un vous-même et le plus précis possible, en tenant compte des dimensions des composants, des risques d’accrochages (voir ci-dessous). Concernant les dimensions du châssis ou de la boîte qui accueillera votre chef-d’œuvre, chercher le  compromis (chose due) entre esthétisme, facilité à réaliser / dépanner  et performances techniques.

Disposition des différents étages : les étages sensibles doivent être éloignés des étages de puissances que sont les étages de sortie et d’alimentation, sinon risque de ronflements, accrochages …

 

Par quoi commencer ? :

Commencer par faire tous les trous sur le châssis (entrées / sorties, supports de lampes, transformateurs, et commandes diverses).

Implanter ensuite les parties « lourdes » que sont :

  • les transformateurs d’alimentations, et transfos de sortie,
  • condensateurs de filtrage.
  • Supports de lampes
  • Potentiomètres (fixés au châssis).

Puis procéder au câblage des fils d’alimentation et des filaments.

Ceux-ci sont  parcourus par des courants alternatifs (50Hz) en conséquence, ils  doivent être réalisés à partir de fils rigides (de préférence) torsadés pour limiter le rayonnement électromagnétiques.  Pour ce faire, utiliser une chignole (connu des anciens) ou une perceuse à vitesse réglable.

Implantation des autres éléments :

Procéder ensuite au câblage des autres éléments en respectant les règles suivantes :

Utiliser des barrettes de raccordement / plaques de câblage pour connecter les composants.

Barrette en bakélite pour la  BF, époxy / fibre de verre pour la HF.

Régime de masse : sauf particularité pour les hautes fréquences (au-delà de quelques mégahertz), il faut créer un réseau de masse, en s’arrangeant pour que, de préférence, il n’y est  qu’un seul point de connexion au châssis. Les blindages des câbles de connexion « d’entrée » ne doivent être raccordés au réseau de masse que d’un seul côté (préférence côté entrées) pour éviter des couplages.

Les connexions « sensibles » ex : les connexions aux grilles de commandes (lampes) ou bases (transistors) doivent être les plus courtes  possibles ; ne pas hésiter à utiliser du câble blindé.

Eviter la superposition de composants, c’est peu esthétique, et cela  risque de provoquer des courts-circuits entre composants, d’où détériorations et dépannage difficiles…

Eviter aussi les câblages « volants » source de court-circuit ou d’accrochages, et s’arranger de telle sorte que les composants soient alignés ou à l’équerre les uns / aux autres en respectant les règles de l’art énoncées par ailleurs. S’arranger pour que les marquages des valeurs sur les composants soient visibles et tous dans le même sens pour une lecture facile (R et C) ; cela facilite l’examen du montage, notamment lors de dépannage ou de modification.

Les composants lourds, principalement les condensateurs tubulaires  doivent être fixés au châssis (ou au circuit imprimé) => utiliser des clips ou des colliers genre « colson ».

Cas particuliers du câblage sur circuits imprimés : Ecarter les Résistances  et les diodes (y compris zéner) du circuit imprimé de 2 à 5 mmm selon puissance pour une meilleure dissipation thermique, tout en évitant la surchauffe du CI (le charbonnage local du CI est propice à un amorçage pouvant conduire à la destruction de composants).

Eviter de couper « court » les pattes des petits transistors (sauf en haute fréquence) afin d’éviter de trop chauffer les jonctions internes, et faciliter le refroidissement de ces composants en marche.

Ci-dessous : un Signal Tracer réalisé par l’auteur :

DSC05923

Signal Tracer MGA47

DSC05929

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