De la technique à Étretat en 1987


Quand un Radioamateur s’associe à un Cibiste, l’union faisant la force !

Cette rencontre a fait naitre à Étretat un relais canal + et une radio locale FM.

L’histoire de cette aventure pas banale racontée dans le petit journal de la commune de mai 1987 que je vous laisse découvrir.

Merci  à Pascal de m’avoir fait découvrir ce document. 

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La Fête de la Science avec les Rétro Actifs


La science est intemporelle, c’est pourquoi les Rétro Actifs participeront activement à la Fête de la science organisée par le Radio club d’Étretat.

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Nous proposerons une exposition commentée à l’Espace Nungesser & Coli à Étretat le samedi 15 octobre 2016 (ouverture au public de 10h00 à 18h00).

Des expériences illustrant les prémices des transmissions sans fils (1887) seront réalisées en permanence.

Vous découvrirez l’oscillateur de Hetz, le cohéreur de Branly (appelé aussi radio conducteur) et les débuts de la Radiophonie avec le poste à galène et des récepteurs à lampes des années 20.

Les animateurs s’efforceront de répondre à vos questions, venez nombreux, l’entrée est gratuite !

Ce sera l’occasion de (re)découvrir ce magnifique site.

Crédit photos : Web

Allo, ici Radio-Fer…


Il y a la grande histoire de la radio, bien connue des spécialistes et qui certes ne manque pas d’intérêt, mais il est agréable aussi de pouvoir relater les faits d’armes de quelques pionniers locaux.

L’équipe des « chercheurs » chargés de reconstituer la vie de la Société Havraise de TSF depuis sa création en 1921 a découvert à cette occasion des documents dignes d’intérêt enfouis sous des piles de papier.

Ces trouvailles ont un sens si elle peuvent être partagées :

Aujourd’hui c’est une tranche de vie d’un technicien Havrais que nous allons vous relater.

Il s’agit de Jean, Jean Pimont ou F8KY*  dans le jargon des Radioamateurs.

La coupure de presse du Havre – Éclair d’octobre 1930, sous la plume de Marc Bénard, explique les efforts de la compagnie des chemins de fer pour distraire les passagers sur la ligne Le Havre / Paris.

A cette époque les trains étaient réglés comme des horloges et les retards moins fréquents. Par contre le temps des trajets étant plus long, les responsables débordaient d’imagination pour égayer le voyage.

Notre ami Jean était en charge de l’animation musicale du convoi et comme en témoigne l’article, ce DJ avant l’heure, s’affairait sur les platines 78 tours, séquences musicales entre coupées par les informations de Radio Paris captées par un récepteur de TSF embarqué.

Nous avons recopié l’article car le facsimilé d’époque ne permettait pas une lecture aisée.

Allo, ici Radio-Fer…

ou la station qui marche

Le hall de la gare, quelques minutes avant le départ du rapide de 17 h 15 pour Paris. Une rame de wagons, du fourgon, au tender, vibre sous les soubresauts de la locomotive qui souffle sa vapeur : une flèche sur l’arc tendu. Le mouvement des employés, des voyageurs attardés, anime follement le tableau. Les premiers arrivés, confortablement installés déjà, contemplent ce chahut.

Ils vous regardent là, presque d’un air narquois en leur placidité, ceux qui s’en vont on les sent qu’ils vous disent :  » Oui, nous, nous quittons Le Havre, triste ville, vous ne trouvez pas ? Nous allons à Paris, l’hiver n’est ce pas, on ne peut tout de même pas rester dans un trou… » Ce gros monsieur à sa vitre semble dire : « Tandis que je fume religieusement un cigare, la campagne que j’aime déroulera ses aspects charmants, la tranquillité des vallées environnantes, l’ombre des sous-bois, l’immensité des champs. Moi enfoncé dans la banquette, je laisserai mes yeux voir… » puis dans un sourire compatissant: « pauvres sédentaires !… »Agaçants au paroxysme ces gens qui prennent le train. Mais pourquoi ont il à peu près tous sur la tête un casque d’écouteurs  ? Un amortisseur acoustique contre le bruit du train en marche ? Un écouteur téléphonique ? Mais alors quelle voix proche ou lointaine leur chante dans le cerveau ?

J’y suis, c’est ici Radio-Fer !

Et par un retour des choses aussi inhabituel qu’incompréhensible, ces gens du train de 17 h 15 sont très intéressants, sympathiques. Un lien intellectuel s’est créé, les ondes hertziennes y sont peut être pour quelque chose ?… Il ne faut jurer de rien, mais quittons le monde infra sensible. D’un bond je suis dans la cabine réservée aux postes émetteur et récepteur de Radio-Fer. Un charmant opérateur, le casque sur une opulente chevelure  manipule ses appareils, dans un inextricable fouillis de fils et de manettes nickelées. Attitude splendide ! M. Berthonnière et son appareil photographique sont là, comme par hasard. Un éclair de magnésium a fendu l’espace : « notre sujet » a tressauté. Trop tard. « Qu’y a-t’il de cassé ?  » Mais rien, absolument rien, cher Monsieur nous venons voir votre installation.  Et tandis que le pick up ronronne dans un coin, que de temps à autre il tourne le disque, tango sur cakstone, M. Jean Pimont, le très aimable opérateur de Radio-Fer nous parle. C’est bien simple, Radio-Fer reçoit et communique par téléphone dans le train . Vous voyez là notre pick up, là notre appareil téléphonique. A gauche le poste récepteur qui nous donne Radio-Paris, Toulouse et d’autres stations. En cours de marche, je tourne de temps en temps le cadre.

  • Mais vous ne connaissez pas la nouveauté ?
  • Quelle nouveauté ?

Dans quelques jours, sur ondes courtes, Radio-Fer pourra émettre ! Émettre ? mais c’est merveilleux !

* Après la guerre, Jean à repris l’émission avec l’indicatif F9HA

L’ancêtre du GSM ?


Ce petit article paru dans le journal Le Haut Parleur du mois d’avril 1946 dans la rubrique « Informations » augurait il avec un demi siècle d’avance le principe de fonctionnement de notre téléphone portable ?

Des relais tous les 48 km (là c’est optimiste), la gamme de fréquences utilisée, restait à développer les systèmes informatiques pour gérer le réseau…

Ancêtre GSM

L’AVENTURE DES RADIOS PIRATES ET PRIVÉES SUITE ET FIN


LES RADIOS PIRATES ET PRIVÉES SUITE ET FIN

On retrouve là encore des gens qui rêvent d’avoir leur radio et avec elle la pub et des revenus confortables, nous allons faire un rapide survol.

La première à se présenter dans l’ordre d’apparition à l’image est Radio Luxembourg, elle date de 1933, même schéma, monopole du Grand Duché sur l’émission radiophonique mais avec un détail digne des luxembourgeois, ce monopole sera selon la Loi attribué à une personne privée qui devra s’entendre avec la tutelle du Gouvernement, cela va de soi.

Bien entendu cela aiguise les appétits de ceux qui se seraient bien vus à la tête d’une puissante radio périphérique à l’abri des contingences françaises et qui rapporte …..Différents compromis sont avancés par un consortium regroupant le luxembourgeois François Anen, les français Henri Etienne et Jean Le Duc, et le partage du gâteau se fera entre le privé et le Grand Duché.

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